101h 2017 : Rencontres

Coucou les loulou.tes !

Le mois dernier j’ai participé à un événement de mon école : les 101 heures du livre jeunesse.
Le principe c’est qu’un thème est dévoilé le lundi à 9h30 et on à jusqu’au vendredi aprem pour créer un projet de livre jeunesse. Les participants présentent ensuite leur travail à un jury (composé d’éditeurs) qui décerne de super-trophées-peluches à leur 3 projets favoris. Le sujet cette année portait sur l’immense face au minuscule.

Pour celleux qui me suivent sur twitter, ce projet vous l’avez déjà vu sous toutes ces coutures, je l’ai live-tweet pendant toute la semaine.. et pour les autres voilà mon travail ! (et sinon c’est @Mael_Biskotz pour mes suivre :3)

C’est une série  de livres (14×14 cm) qui présentent chacun une rencontre entre deux entités. A la fin, le lecteur est invité (par un subtil schéma) à déplier le livre et appréhender la rencontre différemment. (Tavu, on sent que j’ai fait une fac d’arts plastiques, j’utilise de zolies zexpressions)

c3swpelvcaahybq-1

c3swakaueamxujf

Un petit aperçu de l’intérieur (et le subtil schéma) :

c3r4a2xwmaep_lg-1

c3swiqsvyaiwafq

Et enfin ce que ça donne déplié, avec ma petite mimine pour vous donner une idée de l’échelle :

c3vqd67weaaxh5e

c3vq6yrweaqhn4k

Je me suis donné à fond sur ce projet (j’y ai laissé des plumes) et j’en suis très très content ! Il faut croire que le jury aussi parce que j’ai remporté le premier prix et un super-trophée-peluche 😀

c3w51tiwiaapevw

Voilà voilà, à bientôt pour un boulot de gravure pour les cours et à moins bientôt pour le deuxième témoignage de mon projet des non-règles !

24h de la BD 2017 : Camille

Salut les loulou·tes !

Cette année j’ai participé au 24h de la BD, c’est un événement ou il faut faire 24 planches en 24h en prenant en compte une contrainte donné au démarrage (cette année, il fallait mettre en scène un·e super héros·ine farceur·euse). C’était un gros challenge, j’avais jamais raconté d’histoire en plus de trois planches et en plus je suis nul pour pas dormir.

C’est avec beaucoup de fierté que je peux vous le dire : j’ai réussi ! J’ai dormi 2h40 et j’ai rendu le tout 30 minutes avant la fin, j’ai pleuré sur mes story-board, j’ai beaucoup trop fumé.. Bref, j’étais sur les rotules à la sortie. Je me suis beaucoup donné pour cette BD, en particulier parce que j’ai choisi de parler d’un thème qui me touche énormément : une relation abusive. Je vous la post ici, et je vous préviens, ça peut être dur à lire pour certain·es.

 

[TW : RELATION TOXIQUE, MANIPULATION, HOMOPHOBIE, VIOL]

1

Lire la suite

Shibari coloré

L’année dernière j’ai fait une série de dessin de gens suspendu.es pour un fanzine de l’école, j’avais complètement oublié de vous les montrer !
Fait d’après des photos de https://www.facebook.com/sissidesplantes , https://www.facebook.com/amaury.grisel.photographe et une dont je n’arrive plus à retrouver la source :/

J’en ai profité pour les retoucher un peu, et puis je vend les fichiers HD si vous voulez les imprimer (c’est prévu pour du A3), contactez moi ! 🙂
Oh et si vous avez des photos de vous et/ou prises par vous (et que le modèle est d’accord), je peux vous en faire des nouveaux 😀

shibari-2-web-bd

shibari-3-web-bd

shibari-4-web-bd

shibari-1-web-bd

shibari-5-web-bd

shibari-6-web-bd

Règle n°17 : la sensibilité est synonyme de faiblesse

Première image : Biskotz ouvre un porte et accueil Mori « Ah, Mori ! Tu arrives juste à temps, je viens de finir de mettre en place le matériel ! ». Mori réponde « Salut Maël ! » Deuxième image : Biskotz donne une pancarte à Mori qui est assise devant un ordinateur et dit « Bien installée ? » « Oui super ! » « Tiens, prend la pancarte ». Troisième image : Mori tiens face à la caméra de l'ordinateur une pancarte sur laquelle il y a écrit « Règle n°17 : La sensibilité est synonyme de faiblesse. » et demande d'un air hésitant « Comme ça ? », Biskotz lui répond « Oui super ! » Troisième image : Biskotz dit « Allez, je te laisse tranquille ! Ça tourne, tu peux commencer. » et Mori le remercie. Les images suivantes représentent Mori, face à la caméra, qui parle. Elle dit : « Pendant très longtemps, j’ai eu honte de ma sensibilité, j’avais le sentiment d’être « une chochotte » parce que je ne pouvais pas regarder des films d’horreurs, des films de guerre, des films violents d’une façon générale que lorsqu’on me racontait une histoire triste je le ressentais très fort, trop fort en moi. »« J’avais aussi du mal à comprendre pourquoi quand dans un groupe une personne avait l’air mal à l’aise ou atteinte par certains propos, les autres ne semblaient pas nécessairement le remarquer alors que pour moi, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Puis, plus tard, j’ai constaté que j’avais aussi beaucoup de mal à aller dans des fêtes avec de la musique très forte, j’étais rapidement épuisée tant par le monde que par le bruit mais également les odeurs comme celle de la cigarette ou de la weed. Et ce n’est pas très bien vu, quand tu es au lycée de dire que tu as mal à la tête après quinze minutes en soirée. On m’a aussi souvent reprochée d’être « trop gentille », régulièrement j’avais le droit à des réflexions comme « ne te laisse pas marcher sur les pieds », on me faisait comprendre qu’être gentille c’était synonyme d’être faible, alors que c’était simplement ma façon d’être et je ne voyais pas où était le mal, pourquoi on valorisait celleux qui s’énervaient rapidement, celleux qui parlaient très fort par rapport à celleux qui étaient plus calmes. Un jour, une amie m’a envoyé le lien d’un article qui expliquait l’hypersensibilité, en me disant que ça me parlerait peut-être. Elle ne croyait pas si bien dire, je me suis tout de suite retrouvée dans les caractéristiques décrites. Cela m’a aidé à mieux comprendre mon empathie et ma façon de fonctionner. »«  Ainsi, ma patience, ma prudence, le fait que je sois solitaire, mon incroyable facilité à culpabiliser, mon besoin de calme, d’éviter les sources de stress, mon manque de confiance en moi, ma facilité à parler à l’écrit par rapport à celle de parler à l’oral car ce support permet le temps de la réflexion. Tout cela a pris sens. A partir de ce moment, j’ai eu conscience que je n’étais pas seule, que d’autres personnes étaient comme moi. Pourtant, je n’ai pas tout de suite réussi à m’approprier le terme, car je le ressentais encore comme péjoratif. Même si je savais théoriquement que ce n’était pas le cas, je me disais que si je l’utilisais pour me définir auprès des autres, iels se diraient « d’accord, ça veut dire qu’elle pleure tout le temps et qu’on peut rien lui dire ». Je n’avais pas envie de ça. D’ailleurs, c’est au contraire très rare que j’ai des émotions marquées, je les intériorise beaucoup car je sais que cela pourrait mettre la personne en face mal à l’aise ou lui faire vivre la même émotion ce qui accentuerait la mienne. Par exemple, si je pleure et que la personne en face est affectée, je vais être encore plus triste (et il est fort probable que je culpabilise en bonus). Mais, au fil des lectures que j’ai faites sur le sujet et à mesure que j’engorgeais des connaissances et de la compréhension, j’ai fini par assimiler que l’hypersensibilité n’était pas une faiblesse mais qu’elle pouvait bien être une force. Qu’être très empathique avait certes des inconvénients, mais qu’il y avait des avantages et que finalement, j’étais contente d’être comme je suis. » Mori se penche pour écrire quelque chose sur la pancarte qui affichait « Règle n°17 : La sensibilité est synonyme de faiblesse. ». Elle montre à nouveau la pancarte en ayant ajouté un « non » au début et barré « est synonyme de faiblesse. » pour y écrire « peut être une belle force. » La pancarte affiche donc « Non-règle n°17 : La sensibilité peut être une belle force »

 

Merci à tous pour votre enthousiasme pour ce projet, et un grand merci à Mori pour son témoignage ! Je ne sais pas encore si j’aurais un rythme régulier de publication, mais n’hésitez pas à m’envoyer vos témoignage ! Pour plus d’infos c’est par ici : https://chezbiskotz.wordpress.com/2016/12/10/les-non-regles-de-la-vie-appel-a-temoignages/

Je vous fais des poutous partout, à bientôt !